Mongolie

Le Tand'aimer le Monde

Une lune de miel en tandem autour du monde...

Octobre 2013 La Mongolie, ou fleurter avec quelques limites

Voilà le sentiment qui nous a accompagné une bonne partie de notre traversée de la Mongolie.

Nous roulons en direction de la capitale Oulan Bator depuis plusieurs heures, la bouche grande ouverte devant l’immensité des steppes. Devant nous s’étendent à perte de vue des parterres de végétation rase, et pas la moindre trace d’arbres. Nous croisons une rivière et quelques troupeaux accompagnés par un cavalier dans un grand manteau gris et une grande bande de tissu coloré autour de la taille, tenue traditionnelle. Le bus joue du klaxon pour écarter les chèvres de la route ; il n’y a pas de doute, tout ceci ne ressemble à rien de ce que nos yeux connaissent et ça ne fait que commencer !

La semaine dans la capitale nous a justement initiés un peu à la vie mongole : regarder les mongols traverser la route, préférant courir et se faire klaxonner à tue tête plutôt que de respecter le petit bonhomme rouge, manger au restau et payer l’équivalent de 6 euros en sortant ou encore vivre la météo et voir tomber la neige le lendemain d’une journée en t-shirt et enfin, s’apercevoir pour de vrai que cette ville est la 2ème plus polluée du monde.

Prenant la route pour notre traversée des steppes mongoles, nous avons appris beaucoup sur la définition du concept de « Aventure », que nous nous faisons un plaisir de vous expliquer un peu ici :

Le 1er jour, si vous laissez à l’air libre votre carte de la Mongolie où l’itinéraire entier pour la traverser est préparé dessus, le vent l’emportera et vous ne l’as retrouvé plus jamais !

La deuxième nuit, si vous ne vous faite pas réveillé par le froid, ça peut être par des chevaux qui hennissent et broutent autour de la tente.

Si vous passez à vélo à côté d’un troupeau de chevaux sauvages, vous vous émerveillerez et trouverez ça vraiment beau sauf quand, pris de curiosité et un peu effrayés quand même, ils se mettent à vous courser !

Quand vous plantez votre tente dans la steppe, il peut arriver que vous couriez après grâce à ce merveilleux vent qui d’ailleurs, ne nous a pas lâcher de toute notre traversée ! Mais, tous les soirs, vous vous régalerez d’un magnifique coucher de soleil et de splendides ciels étoilés sans pollution lumineuse à des kilomètres ! Vous pouvez aussi vous retrouver avec chaque matin, des mongols souriants attentant à la porte de votre tente en mobylette pour vous faire tester toutes sortes de choses : aller à la yourte et gouter à ce breuvage absolument imbuvable qu’est le lait de jument fermenté ou monter à cheval de bon matin.

La curiosité de certains mongols pourrait parfois tester les limites de votre patience quand un groupe de 10 s’affère à toucher tout votre matériel, à vous prendre le vélo des mains et à fouiner dans vos affaires sans prêter attention à votre présence pourtant bien proche. Cette sensation un peu « bourrin » se ressent aussi dans les files d’attente ou vous, petits occidentaux vous apprenez temps bien que mal à vous faire votre place. Ici, passer devant les autres est très normal donc des fois il faut jouer des coudes !

Parfois, il peut arriver que dans un village votre périple s’arrête net, il n’y a pas de bus, pas de route praticable et personne pour vous conduire là où vous souhaitez. Cette fois-ci, nous avons donc fait demi-tour pour revenir à Oulan Bator et reprendre un train pour avancer vers le sud.

Bref, la Mongolie à elle seule, a testé nos limites d’aventurier, d’estomac, de patience et de résistance au vent. Enfin, nous sortons de ce pays avec notre dose de moutons cuisinés à toutes les sauces pour les 10 prochaines années et du tintamarre des klaxonnes, (distraction nationale dans ce pays). Nous partons aussi avec notre introduction au bouddhisme accomplie.

Nos prochaines nouvelles seront « Made in China ».