Nouvelle Zélande

Le Tand'aimer le Monde

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Mai 2014: Récit d'une visite d'un Playcentre à Auckland

 

Date : May 2014 Lieu : Nouvelle Zélande, Auckland Type de structure : appelé ici « Playcentre »

 

Horaires d’ouvertures : session de 9 à 13h uniquement

 

Professionnels et formation : cette structure fonctionne sans professionnels petite enfance lors des sessions matinales, ce sont les parents qui les mettent en place. En outre, les parents se doivent d’être formés et reçoivent des cours régulièrement et obtiennent des « grades » éducatifs. Ces cours sont donnés par l’association qui régit tous les « playcentre « de la Nouvelle Zélande. http://www.playcentre.org.nz/about_us.php

 

Ratio adulte enfants : Lors d’une session, il doit toujours y avoir un parent de grade 3 qui sert de coordinateur. Il y a aussi le parent avec son enfant et d’autres qui approchent de l’âge de l’école, 6 ans, qui font des sessions seuls. A raison de 3 par session. Il peut y avoir jusqu’à 20 personnes par session.

Ages des enfants : Officiellement de bébés à 6 ans mais les plus jeunes sont plutôt âgés de 3 ans jusqu’à l’école.

 

Rôle des parents : Les parents ont bien entendu la mission de mettre en place, de recevoir les enfants et de se rendre disponible dans les activités de l’enfant. Mais ils ont aussi une mission d’observation très précise. A chaque session, un enfant est désigné par les parents et une feuille lui ait consacré pour mettre en avant ce qui l’a intéressé ce jour, avec qui a-t-il passé du temps ? Comment se sent-il ? Quels ateliers a-t-il utilisé ? Ces différents grilles d’observations composent un cahier comprenant également des photos et suit l’enfant tout son temps passé dans la structure.

De cette feuille naît une autre analyse venant des parents. Dans la 2ème partie de la session, les parents prennent un temps pour analyser ce qu’ils ont observé de l’enfant et cherchent à trouver une réponse à ses besoins particuliers.

 

Rapport aux parents réunions, meeting : Les parents font régulièrement des réunions entre eux pour gérer le fonctionnement global des sessions. Ils organisent aussi des actions de récoltes de fond comme des ventes de gâteaux pour Noël.

Activités pendants l’année : Le fonctionnement de la structure se base sur 14 ateliers disponibles dans la salle. Les enfants sont libres de se déplacer et de jouer à l’atelier qu’ils souhaitent expérimenter. Les 14 sont : Musique, lecture, jeux d’imitation de la vie quotidienne, atelier bois, jeux extérieurs, bac à sable, jeux d’eau, bloc de construction, collage, pâte à modeler, moyens de transport (voiturettes, circuits), peinture, psychomotricité et enfin déguisements. L’adulte vient participer au jeu de l’enfant si celui-ci l’y convie.

La philosophie qui régit les actions des « playcentre » en Nouvelle Zélande se base sur ces 6 valeurs : la compassion, l’intégrité, la coopération, le respect, la générosité, et faire « l’effort de… ».

 

Ce que je ressens de la philosophie qui règne dans la structure est que l’enfant jouit d’une certaine liberté que l’on ne retrouve pas toujours dans d’autres structures petite enfance. Par exemple, un enfant qui lit un livre dans la bibliothèque et qui finit pas faire une pile « haute jusqu’au ciel » de quelques livres, se verra féliciter d’avoir eu une idée nouvelle. Un autre exemple, un enfant qui faisait de la peinture avec ses mains avait fait une marque sur le tableau à craie juste à côté. Au lieu de sanctionner ou de dire non, la maman sur place le félicite d’avoir fait une belle empreinte de sa main, laisse l’enfant continuer et finit par le rediriger ensuite vers sa feuille destinée à la peinture.

L’idée est de ne pas dire NON aux enfants mais de toujours proposer des solutions alternatives pour que l’enfant reste sur une idée positive de ces initiatives. Au lieu de dire ; « Non, il ne faut pas dessiner sur les murs avec ton pinceau !! » Tenter de dire plutôt que le pinceau habite sur la feuille et qu’il ne veut pas aller habiter ailleurs ». Un enfant qui lance la pâte à modeler de la table se verra proposée un jeu de lancer, pour répondre à ce besoin instantanée de « jeter, lancer, reprendre, relancer ». Etc…

 

Agencement, aménagement de l’espace : La structure que je visite est particulièrement grande avec de grands espace extérieurs avec bac à sable, petite chemin pour le vélo, balancoire, château en bois…etc…

L’intérieur est un grand espace ouvert où tout le monde se voit.

 

Organisation de la journée :

9h- 11h : accueil des enfants et jeux libres où l’adulte se rend disponible.

11h-11h30 ; Tea time, petite collation fruit et sandwichs avec temps de lecture quelques fois.

11h30-13h ; jeux libres pendant que les parents font l’analyse ensemble de la session.

Ici, le jeu libre signifie qu’on ne choisit pas le jeu que l’enfant souhaite faire. Par exemple, les parents n’installent pas une table avec une activité précise et invite les enfants à venir participer. La table de pâte à modeler est installée, et les enfants y vont à leur gré, sans incitation verbale de l’adulte.

Repas et spécificités : Il n’y a pas de moment repas, c’est seulement une collation à 11h, le repas est pris à la maison avec les parents d’avantages vers 13h. Le repas le plus important pour les familles néo zélandaise est celui du soir. Pour le midi, ce qu’il appelle « Lunch Box » consiste d’avantages à un repas léger composé de sandwiches. Il y a également une collation à 15h puis le repas du soir généralement à 17h30.

 

Sommeil et spécificités :

Dans cette structure, il n’y a pas d’espace de repos/sieste puisque ce ne sont que des sessions de matin, les enfants font la sieste à la maison l’après midi. Il y a aussi très peu de bébés.

 

Mes ressentis et observations propres :

Après cette matinée passée au Palycentre, la question du rangement m’interroge. Les enfants sont libres de se déplacer, de jouer, de laisser, de peindre à côté de la feuille, de peindre un vélo parce qu’il le préfèrerait vert, de lancer la pâte à modeler ou encore de faire une immense pile de livres dans la bibliothèque. Cependant, à la fin de la session, ce sont les parents qui tournent comme des oiseaux afin de remettre tout en ordre. Ce jour là, aucun enfant n’a été sollicité ranger, et pour moi pour prendre conscience que leur initiative doit aller jusqu’au bout. Dommage de ne pas avoir poser la question !

 

 

 

Anecdotes du pays...

 

Le pays de la liberté :

Dès le premier jour dans ce pays où l’hiver est entrain d'arriver petit à petit, nous avons remarqué ces adultes et enfants pieds nus, dans la rue, dans les magasins ou dans les cafés. Nous avons posés la question à plusieurs personnes : certains disent que cela vient de la culture Maori, (où les populations vivent pieds nus dans certaines tribus), culture assez présente en Nouvelle Zélande, d’autres affirment que certaines personnes ont les pieds chauds et ne ressentent pas le froid, mais la raison qui reste la plus intéressante est celle de la liberté ! Peu de parents obligent les enfants à porter des chaussures pendant la journée et ce concept de liberté se retrouve un peu dans les strutures d’acceuil de la pette enfance que j’ai visité. Professionnels et parents laissent à l’enfant une certaine liberté de choix, d’actions. Voir visite de la structure « Playcentre »

 

Une classe de primaire sous un autre angle :

Nous rencontrons une institutrice qui nous offre une boisson chaude dans sa classe. Quand nous rentrons, quelque chose nous semble différent de nos souvenirs d’école mais nous ne savons pas quoi ! Et bien l’agencement de la pièce bien sûr. Ici, dans cette classe de CE1-CE2, pas de rangée de tables face au bureau de la maîtresse avec des prénoms attitrées mais des tapis, des tables rondes au centre de la classe et des ordinateurs… Ici, les élèves s’assoient où il le souhaite, peuvent naviguer et travailler par petit groupe. L’institutrice n’est pas alors vu comme le seul « savant » du travail, les enfants sont plutôt amener à travailler et réfléchir ensemble.

 

 

 

Une journée type de l’enfant Néo Zélandais ; ou petit kiwi !

Ici, comme dans beaucoup d’autres pays, l’école ne commence qu’à 6 ans et les horaires sont assez différents de la France. Cela rappelle un peu la question de la réforme scolaire qui occupe les esprits français en ce moment.

D’abord, il y a des maths, de l’écriture et de l’anglais le matin de 9h à 11h, puis un « tea time » avec une collation, ensuite de nouveaux leçon jusqu’à 13h pour un lunch box ! Ici pas de cantines scolaires, ce sont les parents qui préparent les sandwichs des enfants. Enfin, l’après midi jusqu’à 15h pour d’avantages d’activités comme les arts, les sciences ou le sport. Ce système est le même pour les collégiens et les lycéens…

La fin de la journée de l’enfant commence par le repas du soir à 17h30 et un couché à 19h maximum !

 

L’uniforme de l'écolier et ses badges de bonne conduite

Comme dans beaucoup d’autres pays déjà traversés, les enfants ont un uniforme pour aller à l’école. Dans la ville de Matamata, où l’on rencontre une institutrice, je remarque qu’un écolier porte le pull bleu avec des bagdes cousus où je peux lire : « Sport, Music, service, intendance, practicale, etc… ». Ces badges qui rappellent un peu le fonctionnement des SCOUTS, servent à montrer les différentes bonnes conduites des élèves. Plus il en a, plus il montre qu’il est une bonne personne. Vincent demande alors à la maitresse s’il y a des enfants qui n’en ont aucun ? Oui, ils peuvent ne pas en avoir pendant toute leur année scolaire… Il me semble que cela rappelle un peu le système d’éducation américain où la récompense prime dans l’éducation. Si tu es sage, serviable, tu as droit à un badge. Est-ce que celui qui n’en a aucun ne paraît pas déjà « mauvais élève » aux yeux des adultes qui ne le connaissent pas encore ?