Nouvelle Calédonie

Le Tand'aimer le Monde

Une lune de miel en tandem autour du monde...

Différence et indifférence

Nous rencontrons une journaliste qui nous interview pour le journal local et qui à l’écoute de notre projet petite enfance, se propose de nous arranger une visite de l’école maternelle Kanak de l’île des Pins. Le refus du directeur est catégorique, « NON, trop compliqué à mettre en place, pas de temps pour, etc… » On y apprendra un peu plus tard que c’est notre couleur qui dérange le plus : dans cette école et ce contexte si particulier de l’île des Pins, le racisme contre toute personne qui n’est pas né sur cette île précisément est prédominant, encore plus pour le blanc. Par exemple, en CE2, une jeune expatriée est la seule de sa classe à être née en dehors de l’île : il semblerait qu’elle ait beaucoup de mal à se faire des amis, et à partager le quotidien des enfants de sa classe.

 

Droit français et droit coutumier.

En Nouvelle Calédonie, il y a deux droit juridiques qui fonctionnent séparément : le droit français, qui est le même que la métropole, et le doit coutumier, qui régit le fonctionnement des tribus Kanaks. Par exemple, en cas de délit ou d’une agression d’un membre de la tribu à un autre, il est possible de demander pardon au nom du droit coutumier, en respectant bien sûr un protocole de demande pardon, etc… Le chef de la tribu ainsi que celui qui a été blessé, décident alors de l’accepter ou non. L’affaire peut aussi aller devant le droit juridique pour être jugée.

 

Oncle utérin et changement de famille

Le droit coutumier génère aussi une coutume très particulière dans une tribu kanak. Lors d’un mariage, la femme rejoint immanquablement la tribu de son nouveau mari et quitte ainsi la sienne. Pour que le même nombre de personnes subsiste dans le clan et éviter ainsi la disparition d’un tel groupe, la femme mariée devra donner son premier enfant à son ancienne tribu, le plus souvent à son frère, qui deviendra le père légal de l’enfant. On parle alors « d’oncle utérin ». En grandissant, l’enfant apprend cette coutume et sait ainsi que ses parents biologiques sont autres. Certains enfants et adolescents vivent un certain mal-être et la coutume donne lieu quelques fois à quelques dérives.