Indonésie

Le Tand'aimer le Monde

Une lune de miel en tandem autour du monde...

Date : Lundi 17 mars 2014 Lieu : Indonésie, Bandung

Type de structure : centre de soutien aux enfants malades du cancer et à leurs familles

 

Nous sommes accueillis pour la nuit chez Ina, que nous ne connaissons pas mais qui est un contact internet nous permettant de dormir au chaud et gratuitement. Dès notre arrivée, nous faisons la connaissance de sa fille A., une petite timide de 6 ans, atteinte d’un cancer, appelé aussi leucémie. Il y a 4 ans, quand Ina prend connaissance de la maladie de A., elle se lance dans la mise en place d’une fondation, reliée à une plus grosse institution à Jakarta. L’objectif est de mettre en place un lieu de regroupement des parents et de leurs enfants malades et de proposer plusieurs choses.

 

 

Le premier atout est géographique, les chimiothérapies nécessaires aux enfants sont régulières et pour certaines familles excentrées, la fondation est le moyen de trouver une deuxième maison plus près de l’hôpital. Les enfants ont chacun un lit, avec quelques affaires et peuvent venir librement.

D’ailleurs la fondation de Bandung fonctionne sur les donations de deux riches indonésiennes, ce qui donne un accès totalement gratuit pour les familles. Elles s’en réjouissent puisque les frais de médecine sont très couteux en Indonésie. Le système social est loin d’être égal à celui de la France !

Le centre organise également des activités dédiées aux enfants et aux familles : tels que peintures, musique, et autres activités que l’on peut retrouver en structure petite enfance classique. Lors de notre visite, un atelier origami est en route.

Le centre permet surtout aux parents de se retrouver dans un lieu différent de l’hôpital pour échanger et trouver du soutien dans leur combat quotidien. Il permet aussi aux enfants de rencontrer d’autres enfants et de partager des activités ensemble. Malgré tout, nous observons que les enfants jouent très peu ensemble le temps où nous sommes ici. Le lien parent-enfant semble plutôt dominer le matin où nous visitons.

 

Les enfants sont tous déscolarisés ou trop jeunes pour y aller. Une enseignante/éducatrice est employée dans le centre pour organiser des activités mais aussi donner quelques leçons de mathématiques, écriture.

 

Aménagement de l’espace : il y a une grande salle principale où les activités se passent sur un tapis. Une autre salle avec une table à hauteur des enfants avec livres, leçons et jeux de tables. Les autres pièces sont la cuisine où les parents cuisinent ensemble pour les repas, des chambres pour les enfants et un petit jardin extérieur.

 

 

J’avais emmené avec moi mon petit matériel : livres et marionnettes. Je partage un moment avec les enfants tous d’un âge différent et chacun se saisit de l’instant à sa manière. Les livres restent les favoris pour tous et les marionnettes sont plutôt utilisés par les 3 plus jeunes de moins de 6 ans.

 

 

 

 

 

 

Vie des femmes indonésiennes

 

De toute notre traversée en Indonésie, et dans d'autres pays d'Asie, nous remarquons que dans certaines conversation, je suis inexistante. Combien de fois les hommes rencontrés posent des questions à Vincent et ignorent totalement ma présence ou mes réponses...

D'autres part, voilà plusieurs fois que nous sommes accueillis dans des familles indonésiennes et remarquons que les mamans restent à la maison après la naissance des enfants. Les pères nous expliquent que c’est normal pour les femmes de rester à la maison et de s’occuper des enfants, de l’intendance. Pour plaisanter, je dis que certaines familles en France choisissent de laisser le père à la maison s’occupant des enfants et la femme retournant au travail. Notre ami Arif ce jour là, nous dira qu’ici ce serait une vraie honte pour l’homme !

 

Le culte de la peau blanche…

En Europe et en France, la mode est au bronzage. On a découvert qu’en Asie c’était la phobie du bronzage, et la volonté d’être le plus blanc possible ! Nous nous demandions pourquoi tout le monde était habillé en manches longues et pantalon à des températures facilement au dessus de 30°C. Pour les enfants et jeunes enfants, c’est la même chose. Les parents les cachent un maximum du soleil. Nous en apercevons cachés sous des draps et parfois avec du talc sur le visage.

 

Un siège auto ? pourquoi faire ?

Combien de fois en Asie ai-je vu les familles de plusieurs enfants se déplacer sur le même scooter ! En Indonésie, c’est encore plus appuyé et les plus petits sont tenus en écharpe pendant que les plus grands se cramponnent aux adultes ! Pas besoin d’un break familial pour emmener les 4 enfants à l’école, un seul scooter suffit !

 

L’écharpe est très souvent utilisée en Asie, peut être de manière un peu différente de la nôtre pour contenir près de soi des tout-petits. Ici, c’est davantage pour soutenir le bras qui porte l’enfant.