Estonie

Le Tand'aimer le Monde

Une lune de miel en tandem autour du monde...

Un petit tour dans la petite enfance des pays baltes!

 

Je n’avais pas encore eu la chance de visiter une structure dans l’un des trois pays baltes. Nous les avons traversés assez rapidement, non pas grâce à nos cuisses d’acier mais surtout parce qu’ils sont assez petits en superficie. Excepté que cette semaine, nous attendons notre visa russe, c’est donc l’occasion idéale pour prendre le temps de visiter une structure et ramener ainsi quelques informations sur la vie des enfants estoniens en structure petite enfance. Pour deux nuits, nous sommes une fois de plus dans une famille à Tallin, où Paula, 5 ans va tous les jours à la garderie au coin de la rue. Je suis reçue par la directrice et nous échangeons un peu avant de visiter la structure, elle semble flattée que je sois là et est prête à répondre à toutes mes questions. Chouette !

 

Date : 02 Septembre 2013 Lieu : Tallin Type de structure : Municipale Heure de la visite: 10h

 

Horaires d’ouverture: Ouvert de 6h à 20h tous les jours de la semaine.

 

Professionnels et formation : 2 types de pro, à ce que je comprends, une comme EJE et l’autre comme aide éducatrice. Pas d’obligation de ration diplômée ou non diplômées. Dans cette structure, professionnel depuis plus de 15 ans dans la même structure, la directrice dit que « cela facilite les choses, elle connaît ses employés et connaît leur capacités. »

 

Ratio adulte/enfants : 1 pour 12 mais des groupes de 24 pour 2 adultes

 

Ages des enfants et pourquoi : Pas en dessous de 3 ans dans cette structure, congé maternité de 1 ans et demi pour les mères et possibilité de prendre plus mais avec moins de salaire. L’école ne commence qu’à 7 ans, en structure jusque 6 ans puis il y a un an charnier où ce n’est pas obligatoire.

 

Groupe des enfants : par tranches d’âge, 3-4 ans, 4-5 ans, 5-6 ans, et 6-6,5 ans.

 

Rapport aux familles : une réunion au début d’année, puis pour les fêtes saisonnières

 

Activités pendant l’année : semblables à l’école, mathématique, langue, gymnastique, écriture, etc… ensuite quelques jeux sur des thèmes de la nature, de l’eau et comment l’utiliser, selon les envies des professionnelles

Agencement, aménagement de l’espace : de l'extérieur c'est un très vieux bâtiment avec 2 étages, à l'intérieur cela ressemble à des salles de classe avec des tables d’écoliers. Très grande cour dehors. Des casiers pour chaque enfant, une grande cuisine où ils font les repas. Pas d’activités cuisine pendants l’année, pas possible à priori. Des salles très en longueur, avec des jeux d’imitation.

Le directrice me dit que la structure est de petite taille par praoort à la plupart des établissements àTallin, ici il y a seulement 4 groupes de 24 enfants, dans d'autres, c'est plutôt 12 groupes!

 

Organisation de la journée : Activités scolaires et libres le matin, à l’extérieur en après-midi.

 

Repas et spécificités : Petit déjeuner à 8h30, repas à 12h30 et collation légère à 16h. Rien de particulier.

Sommeil et spécificités : Des lits superposés qui sont rangés dans des recoins de la pièce. Sieste pour tout le monde après manger jusqu’à environ 15h, on réveille les enfants pour aller dehors.

 

Anecdotes de la visite : regardez plus bas, la sieste ça peut aussi être seulement le matin.

 

 

Anecdotes

 

« L’art de la table »

 

Un Jeudi à 17h30. Nous sommes accueillis pour deux jours dans une famille estonienne. Paula, 5 ans, rentre de la garderie qu’on appelle là bas des pré-écoles (« Lasteaede » en Estonien) Passée la porte, Paula quitte ses chaussures et munies des trois télécommandes nécessaires, se branche sur la chaîne pour enfants locale. On y retrouve d’ailleurs les mêmes programmes qu’en France. Jusqu’à l’heure du souper, Paula fera des va et vient récurrent jusqu’au frigo pour se constituer elle-même son repas du soir. La maman nous expliquera que le rituel du repas chez eux, et de manière générale en Estonie, existe dans le fait que tout le monde mange lorsqu’il le souhaite. Il y a toujours de la nourriture prête à être mangé dans le frigo. Ainsi, au contraire de la France, s’assoir autour de la table pour partager le repas n’est pas usuel pour les Estoniens.

 

« Une maman se questionne : pourquoi dire non ? »

Dans la soirée, je discute longuement avec la maman de Paula sur la petite enfance et l’éducation des enfants. Hasard des rencontres, elle travaille quand même depuis 15 ans au ministère des affaires familiales à Tallin. Au fil de la conversation, plusieurs réflexions, commentaires ressortent de la part de cette maman. En voilà un aperçu, « Quand je m’apprête à dire « non » à Paula, je me pose souvent la question, est ce que j’interdis parce que ça m’embête personnellement qu’elle le fasse ? parce que je n’ai pas le temps ? je ne veux pas prendre le temps ? où parce que c’est dangereux pour elle ? Je crois qu’avant de stopper l’initiative d’un enfant, qu’elle quelle soit la demande, il faut repenser à deux fois la permission ou non de le faire. A force de les stopper, il n’y en a plus et ça prendrait un an pour en avoir une nouvelle ! »